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KOKEDAMA

KOKEDAMA

 

Cette mise en situation très particulière des plantes met celles-ci en valeur et la mousse donne un aspect très naturel à la conception. Le kokedama trouve son origine dans le mariage de plusieurs techniques ancestrales existantes au Japon. On peut en citer trois principales :

  • Nearai (根洗い) : association de plantes sauvages placées sur un dôme de terreau de petite taille (10 à 15 cm) posé dans une poterie traditionnelle.
  • Kusamono : association de plantes de saison implantées dans une poterie artisanale laquelle est posée sur un jiita (地板?) (tranche de bois très ancien laquée). Les kusamono sont dits plantes d’accompagnement car placés à côté d’un bonsaï pour indiquer la saison.
  • Bonsaï : arbre contraint à rester de petite taille et planté dans une poterie traditionnelle.

Le bonsaï véhicule l’image – stéréotypée – d’une personne d’âge mûr, en retraite qui consacre une grande partie de son temps à s’occuper minutieusement de ses chers arbres nains. Cette image d’Épinal a évolué, grâce à ce que l’on appelle le modern bonsaï. Il reste que les techniques mises en œuvre et le temps qu’il faut consacrer pour entretenir un bonsaï les réservent aux amateurs avertis. De ce constat est né le kokedama. En effet, créer un kokedama est un véritable plaisir et son entretien est réduit puisqu’il faut simplement le baigner et le vaporiser régulièrement. En effet, très proches de la nature, les japonais créent leur kokedama à partir de plantes qu’ils vont chercher dans la forêt ou en montagne.

Le bonsaï traditionnel demande également un lieu d’exposition spécifique dit tokonoma. Durant la période Muromachi (1333 – 1573), existait une place dans les habitations chez la classe supérieure où était placée une table basse portant des encens ou des fleurs au-dessus de laquelle un dessin bouddhiste avait été placé. Cet emplacement a évolué en alcôve avec un plan élevé pour remplacer la table. Puis le caractère religieux a disparu. Cette alcôve est toujours utilisée dans les maisons traditionnelles, en tant que place idéale pour admirer un changement de saison en accrochant un kakemono et en posant des compositions ikebana ou un bonsaï devant. Le kakemono évoque un lieu (forêt, rivière, cascade, rizière, etc.)

Aussi, si l’on ne dispose pas du traditionnel tokonoma, on peut tout simplement utiliser le kokedama comme composition végétale décorative. Ce plaisir de création et de décoration, associé à sa facilité d’entretien et cette proximité avec la nature correspond plus aux aspirations des nouvelles générations et a suscité un véritable engouement au Japon.

(Source Wikipédia)

alexandre BASSOKOKEDAMA
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